2016 : le marché de la restauration hors domicile sort du tunnel
Retour de la croissance après 3 années consécutives de recul

Zoom sur 5 tendances clefs qui ont dynamisé le secteur

Paris le 20 janvier 2017- The NPD Group dévoile aujourd’hui les résultats annuels du secteur de la restauration hors domicile : après 3 années de recul, le marché renoue avec la croissance et finit à + 0,7 % en dépenses (cumul à fin novembre 2016) - soit la meilleure performance du secteur depuis 2012. Avec 54,6 milliards d'euros dépensés, le marché est au beau fixe, comme le confirment la hausse de la fréquentation de 0,4 % et la légère augmentation (0,3 %) de la dépense moyenne qui s’établit à 5,5 € .

 

A table ou sur le pouce : les circuits gagnants de l’année 2016    

Le développement des circuits de restauration a été assez inégal tout au long de l’année. Au premier trimestre, tandis que la restauration à table portait encore les séquelles des attentats de novembre 2015, la douceur de la météo a boosté les visites dans les boulangeries, les sandwicheries et les corners « nomades », faisant gagner 1,1 % de croissance à la restauration rapide. Le secteur de la restauration rapide a maintenu son rythme de croissance et s’est par la suite stabilisé, pour terminer l’année à 1,2 % en fréquentation.  De son côté, la restauration à table a su reconquérir des parts de marché dès le second semestre, en clôturant 2016 en quasi-stabilité avec -0,4 % en visites ce qui a rétabli un segment en recul depuis 2014 (CAM Nov’14 -1,3%, CAM Nov’15 -1,6%).

 

Maria Bertoch, Industry Expert Foodservice, The NPD Group analyse : « L’année 2016 a été marquée par l’adoption plus systématique par les Français des modes de restauration rapide, comme en témoignent la hausse des visites à de nouveaux moments de la journée (petit-déjeuner et dîner), la progression des livraisons à domicile et le développement des concepts de Fast Casual. De nouvelles enseignes venues de l’étranger, comme Steak & Shake, Five Guys ou encore des créations françaises comme Gallica, Picto, Bioburger ou Fuumi, se sont lancées cette année à la conquête du marché hexagonal. Quant aux acteurs historiques « franco-français » comme Hippopotamus ou Courtepaille, ils ont su effectuer un rebranding pour répondre à l’attrait du Fast Casual et adopter une image rajeunie et pluraliste ».

Le Top 5 des tendances 2016 en restauration

  1. Les nouveaux partenariats se multiplient, créant des ponts entre différents acteurs, pour aller vers une consommation de plus en plus  ubérisée. Ainsi, UberEATS va proposer un service alliant le transport et la livraison, tandis qu’Allo Resto s’est associé avec l’enseigne Franprix pour livrer des repas simples à réchauffer chez soi.
  2. Les applications mobiles progressent…à petits pas. La technologie devient omniprésente dans la façon de réserver, de commander et de payer son repas. Bien qu’en progression, l’utilisation des applications mobiles pour commander une livraison reste encore marginale. Seulement 10 % des Français utilisent une application pour commander, alors qu’ils sont encore 55 % à utiliser le téléphone et 35 % internet (chiffres annuels cumulés à fin novembre 2016). Dans le segment traditionnel de la restauration à table, les commandes par téléphone représentent 80 % contre seulement 20 % pour internet et les applications cumulés, indiquent les chiffres NPD à fin novembre 2016. 
  3. Le boum « santé » : 2016 a définitivement été marquée par l’explosion de la tendance « bien dans son assiette » avec toujours plus de produits sains, locavores, de régimes « sans » (sans gluten, sans lactose, végan, végétarien , etc.), de flexitarisme (tendance à réduire sa consommation de viande). Cette véritable révolution dans les assiettes, qui reflète une prise de conscience s’inscrivant sur le long terme, engendre par ailleurs une baisse de consommation des boissons sucrées, telles que les soft-drinks, au profit de boissons plus « healthy » : boissons aux fruits, eaux classiques ou aromatisées, etc.
  4. Petit déjeuner de roi. Les visites du matin terminent l’année avec une croissance de 3 %. Cette montée en puissance témoigne de l’investissement de tous les circuits sur le créneau, avec un positionnement marketing très fort, notamment au sein des chaînes qui mettent en avant des offres promotionnelles et construisent des formules matinales attractives. Le petit déjeuner est désormais proposé dans la plupart des enseignes, de Brioche Dorée à Pomme de Pain, jusqu’aux chaînes de Fast casual comme Cojean ou encore Prêt à manger qui proposent des viennoiseries cuites sur place, des cafés et boissons chaudes bio. Même les chaînes de retail montent sur le créneau (avec Marks & Spencer Café ou Mandarine de Franprix). En plus d’être novatrice cette offre fonctionne d’autant mieux, qu’ elle est synonyme d’un ticket moyen plus faible pour le consommateur.
  5. La livraison s’installe dans les habitudes des Français.

2016 a été marquée par la mutation du marché de la livraison avec l’arrivée en France de UberEATS, la fermeture de TakeEatEasy et l’offensive de Deliveroo dans des villes additionnelles. Un service qui a particulièrement bondi pendant l’Euro de football - en juin 2016, la livraison avait gagné 3 points, passant à 15 % des dépenses sur toutes les commandes du soir en restauration rapide. D’après le panel CREST / The NPD Group – cumul annuel mobile à fin novembre 2016, les 3 facteurs principaux qui ont motivé les français en 2016 à commander en livraison sont :

  • La perception de la cuisine, vue comme une corvée après une journée de travail (20 % des consommateurs commandant en livraison).
  • L’envie de partager un moment convivial en famille (en faisant plaisir aux enfants) ou avec des amis (17 %).
  • Le manque de temps (12 %).

 

Maria Bertoch, Industry Expert Foodservice, The NPD Group conclut « 2016 s’achève sur une note positive et l’émergence des tendances leviers de développement pour le secteur, observées l’année dernière, ne devraient que s’accentuer en 2017. La livraison à domicile par exemple, va continuer à progresser dans le monde au cours des 10 prochaines années, s’étoffant au gré des paramètres modernes : l’urbanisation, la pression du temps et le besoin croissant de services aux personnes n’ayant pas la possibilité de cuisiner, comme les personnes âgées ou malades. N’oublions pas les exigences de plus en plus pointues des consommateurs, véritables moteurs de renouvellement pour le secteur avec la demande croissante de produits sains, végans, locaux … »

Définition des circuits :

La restauration hors domicile inclut ici  les circuits suivants :

  • la restauration avec service à table (cafés/bars/brasseries, restauration à thème et non thématique)
  • la restauration rapide (fastfoods, vente à emporter/livrée, sandwicheries, boulangeries, traiteurs, GMS, cafétérias)
  • la restauration dans les transports et lieux de loisirs (musées, parcs d’attraction…)
  • la restauration collective (Restauration d’ entreprise, située en bureaux ou usines, autogérée ou concédée).
  • La distribution automatique.



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Marie Carbonnel (Française), PR Consultante,
Mobile : + 33 (0) 6 21 81 64 22
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